La Banque Mondiale a initié le programme de Facilitation du commerce en Afrique de l’ouest (FOFT) afin d’améliorer la facilitation du commerce sous régional. Pour ce faire, elle a mandaté le cabinet Lattanzio, dont le relais, en terre ivoirienne, est la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI), pour évaluer, à travers une étude, les besoins des commerçants transfrontaliers.

A cet effet, 04 faîtières du secteur du commerce et une quinzaine de leurs membres ont été interrogés par la CCI-CI, qui a organisé un atelier de restitution et de validation des résultats de cette étude. Cette rencontre, présidée par Maguiraga Bakary, vice-Président de la CCI-CI, s’est tenue, le mercredi 19 octobre 2021, au siège de ladite institution.

L’atelier avait pour objectifs de présenter les résultats de l’enquête et d’inviter les participants à confirmer les informations qu’ils ont livrées aux services de la CCI-CI, puis de les consolider dans le rapport à transmettre à la Banque mondiale. Aussi, le directeur des études et de l’information à la CCI-CI, relevant les besoins des commerçants transfrontaliers, a entre autres, évoqué les besoins de financement, d’appui technique, d’élaboration d’un plan d’affaires et de mise en place de réseau pour des partages d’informations commerciales. Il a souligné que les principaux acteurs du commerce transfrontalier sont composés de femmes et d’hommes âgés de 30 à 40 ans, de petits commerçants opérant, généralement, dans le secteur informel.

Avant sa présentation, Maguiraga Bakary a traduit l’intérêt que l’institution consulaire accordait à cet atelier. « Le non-respect des réglementations commerciales, du schéma de libéralisation des échanges de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et de la taxe communautaire de l’UEMOA explique, en grande partie, la faiblesse du commerce régional en Afrique de l’Ouest, puisque le marché de la CEDEAO ne capte que 15% des échanges des Etats membres. Les informations que vous apporterez à la CCI-CI permettront d’élaborer une cartographie claire des besoins d’assistance des commerçants transfrontaliers », a expliqué l’orateur.

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